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Agnès Bonfillon : « Je ne m’attendais pas à ce que l’on entre dans la culture du buzz »

Agnès Bonfillon est journaliste sur RTL. Le 11 septembre 2001, elle était sur place, à New-York, aux Etats-Unis. Elle nous confie ses ressentis, nous avoue qu’elle « se rappelle de tout, même de l’odeur » et pose un regard parfois critique sur ses collègues journalistes. Rencontre.

 

Au téléphone, Agnès est comme une vieille copine à qui l’on n’a pas parlé depuis longtemps. Elle se rappelle parfaitement des attentats du 11 septembre. Après avoir intégré l’ESJ Lille, Agnès Bonfillon a été lauréate de la bourse René Payot, concours réservé aux jeunes journalistes par les radios publiques francophones. Elle débute alors son stage à Radio Canada, le triste 11 septembre 2001. « France Inter me connaissait déjà et on m’a tout de suite dit de partir sur place, à New-York. J’étais jeune journaliste, je n’avais pas de carte de presse ni de permis de travail. J’ai eu la chance de passer avec l’un des journalistes de Radio Canada et nous sommes arrivés dans la soirée du 11 septembre ». Sans réellement réaliser la portée de l’évènement qu’elle va couvrir, Agnès Bonfillon explique : « j’étais obnubilée par le fait de bien faire mon travail. Mais la comparaison entre les attentats que nous avons connus en France et le 11 septembre est assez délicate. Par exemple, une zone était délimitée autour du Ground Zero, on ne pouvait pas filmer, on n’était pas sur le site, ce qui a évité les images ou témoignages choquants. »

 

« Je m’autorise à avoir des sensations »

 

« C’était le 15 septembre, je suis allée dans la caserne de pompiers qui avait perdu le plus d’hommes. Un des pompiers n’avait pas dormi depuis trois jours, persuadé que tous ses camarades allaient revenir ». Aussi, au détour de quelques rues, elle découvre les nombreuses affiches collées au mur, interrogeant désespérément sur la disparition de proches. Sur l’une d’elle, une demoiselle est née la même année que sa sœur. Instinctivement, Agnès « rebranche le fil ». Elle ajoute, magnanime : « en rentrant en France, on m’a même dit d’abandonner le métier car j’avais vu ce qu’il y avait de pire. J’avais seulement 26 ans. »

 

Le pont entre le 11 septembre 2001 et les attentats de Charlie Hebdo du 7 janvier 2015 et 13 novembre 2015 se fait naturellement.

« C’est très compliqué, on se sent directement touchés, on vit à Paris, on tous des amis qui vivent dans les quartiers touchés ou qui étaient à l’intérieur du Bataclan. » Elle poursuit : « dans les lignes éditoriales, la loi du mort-kilomètre* est une réalité. Les gens sont plus touchés par ce qu’il se passe autour d’eux, s’identifient plus facilement qu’à des choses qui se passent à des milliers de kilomètres : c’est injuste mais c’est comme ça depuis des années. Je suis allée en Syrie plusieurs fois et je suis choquée par le temps que les médias ont mis avant de parler d’Alep, surtout lorsque l’on traite ce dossier comme une information buzz. Il faut prendre le temps de traiter l’information et les journalistes ont la responsabilité de l’information, on ne peut pas faire n’importe quoi. »

 

« N’importe quoi », c’est ce qu’il s’est passé lors des attentats, le traitement médiatique des évènements a été couvert de façon sensationnaliste et contre-déontologique plus d’une fois par les chaînes d’information ou les journaux. Agnès estime que les médias sont parfois allés trop loin. « Ce qui me gêne le plus c’est le côté quelque peu voyeuriste de la chose. On n’est pas obligés de photographier ou de filmer des corps, ne serait-ce pour le respect des familles. On s’est laissés aller dans l’effet catharsis ».

 

« Peut-on apprendre aux journalistes de faire face à l’horreur et de rester professionnels jusqu’au bout ? »

 

Agnès Bonfillon pose la question. Effectivement, est-il possible de former les journalistes au traitement d’un attentat ? « Il faut surtout apprendre à traiter les attentats en restant dans l’information » affirme la journaliste. « La société recherche le sensationnalisme et ce n’est pas à nous de leur donner », continue-t-elle. Vérifier les informations, prendre des précautions et laisser la place à l’humain. Confiante, Agnès Bonfillon l’est beaucoup envers la nouvelle génération de journalistes : « je répète souvent aux jeunes qu’ils ne pourront pas révolutionner le journalisme sans entrer dans le système. Pour ça, il est nécessaire de prendre le temps de traiter une information, de partir en reportage et de mettre de côté la culture du buzz. »

 

*ou « loi de proximité », est le principe suivant lequel les informations ont plus ou moins d’importance suivant leur proximité par rapport au lecteur. La proximité peut être temporelle, géographique ou sociétale.

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A quoi ressemblera la dictature de demain ?

C’est beau Internet, tout est libre et on n’y paie pas grand-chose. On accède à tant de contenus, tant de partages et tant de services gratuits. C’est même tellement beau qu’on s’est tous fait berner…

Internet, avant d’être un magnifique échange de liberté, est un lieu de monopoles où les plus grands groupes rachètent tout, même le superflu, pour rester en pole position. Et s’il y a bien une chose qu’ils sont prêts à racheter à prix d’or, ce sont nos données personnelles. Vous savez, toutes ces informations qu’on accepte de céder en échange d’un accès à un moteur de recherche, un réseau social ou une application mobile. Elles ne flottent pas dans des limbes obscurs, elles appartiennent à quelqu’un. Nous avons produit ces données et nous les avons… données, en échange d’une aumône, à savoir l’accès à quelques services « gratuits ». Quelle ironie.

Mais le pire est à venir. Demain ces données seront utilisées par des compagnies d’assurance, qui nous les revendront sous forme de primes pour mieux contrôler notre santé, notre éducation, et pour vérifier que nous sommes bien aux normes de notre société. Cette société qu’ils définiront eux-mêmes. Cette machine va nous soumettre à un pouvoir qui va définir un modèle de réussite. Celui qui n’obéira pas à ces normes ne sera plus assuré. Et, non, ce n’est pas de la paranoïa, ça a déjà commencé, en douceur. Comme le rapporte le site d’infos BastaMag : « la société d’assurance John Hankock propose à ses clients des bracelets connectés, des capteurs d’activité développés par la société états-unienne Fitbit. S’ils atteignent un niveau d’exercices physiques stipulés dans le contrat, le client bénéficie alors d’une série d’avantages, comme des bons cadeaux chez Amazon, des réductions sur des nuits d’hôtels ou des remboursements d’abonnement à des salles de sport. »

On se donne aujourd’hui pour se faire vendre demain. C’est la jouissance de l’esclavage, la servitude volontaire que décrivait Etienne de la Boétie en 1576 : le peuple se soumet de lui-même, ce n’est pas le tyran qui lui prend sa liberté.

La dictature de demain commencera par l’alliance entre les agrégateurs de données et les compagnies d’assurance. Pour ne pas en arriver là, il faut des normes de droit pour se réapproprier nos données, et ces normes devront être décidées démocratiquement, pas par une cour d’arbitrage. Elles sont indispensables au libre marché pour ne pas qu’il laisse la place au commerce illégal et criminel. Nous n’en sommes pas loin. Protéger un tiers contre une prime, n’est-ce pas si étranger du racket ?

Les nouvelles technologies doivent être à notre service, et pas à celui d’un système qui nous dira ce qu’on peut consommer ou pas. L’innovation doit nous aider à nous dépasser, à être au service d’un monde meilleur. Il faut la penser sur le long terme.

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Nuit Debout : utopie d’un moment ou point de départ ?Sélection

Un jour un ami m’a dit : « Tu verras, le peuple en aura marre, il se rassemblera et ça ne tardera pas ». J’étais dubitatif, persuadé que l’idée était bonne mais irréalisable. C’est là que j’ai commencé à entendre parler de la « Nuit Debout ».

Le 31 mars, les manifestants contre la loi Travail se sont rassemblés Place de la République à Paris. Cette-fois ci, il n’y avait pas de cris, pas de pétards, pas de débordements. Les manifestants sont restés, ensemble, pour se réapproprier l’espace public. L’objectif a évolué : il ne s’agit plus uniquement de contester la loi Travail mais de pointer toutes les incohérences de la société. Peu à peu, le mouvement a gagné d’autres villes de France : Toulouse, Nantes, Strasbourg… Lycéens, étudiants, salariés, monde associatif et toutes catégories socio-professionnelles se sont rassemblés et ont occupé les places du pays. Tous ont l’envie de redonner de l’importance à la parole publique trop souvent monopolisée. Cela ressemble beaucoup aux écrits grecs que l’on a étudiés à l’université. Cette fois-ci ce ne sont pas que des mots… mais des actes !

Ça c’est ce que tout le monde connaît de la Nuit Debout, du moins dans son ensemble. De là, chacun a sa propre interprétation et son idée du mouvement. Je me suis demandé si Nuit Debout allait s’inscrire dans la durée. J’ai décidé d’aller prendre la mesure de l’événement et de ne me fier qu’à mon ressenti. Mes pas m’ont guidé tout naturellement sur la Place de la République à Lille, non pas pour faire un reportage, mais pour y « être ». J’y suis allé une fois. Puis une deuxième, une troisième fois… Un jour, j’ai arrêté de compter. C’était une pulsion chaque soir qui m’emmenait sur la Place.

 Autour de moi, ils s’appellent Jean, Frédéric, Emma, Charlotte, Sylvie, Thomas, Jacques, Rose, Paule… peu importe leur nom puisqu’au final, nous sommes tous des « Camille ».

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Qu’est-ce que cela signifie « s’appeler tous Camille » ?

Je ne connaissais personne au départ, puis j’ai vite compris que nous étions tous des « Camille ».* Les revendications sont différentes, mais un élément rassemble tout le monde : ce mouvement ne doit appartenir qu’au peuple et ne doit pas être politisé. Je conçois qu’il est facile de tenir ces propos. En faisant l’expérience de la Nuit Debout, j’ai adhéré à cette philosophie. Étant jeune journaliste, insatisfait de la politique et du système actuels, je suis aussi un Camille.

Mais il est possible aussi de parler en son nom propre. Ainsi, Maud se retrouve chaque soir sur cette place car elle est persuadée que « plus on rate, plus on réussit ». Quant à Pierre, il veut remettre « l‘humain au centre des préoccupations » et trouve cette initiative « belle ». Angel est heureux que « les gens se sourient et se regardent à nouveau ». Enfin, Mathilde souhaite se réapproprier « l’espace public pour revendiquer un meilleur accès au logement ». Le mouvement n’a pas encore d’idée concrète, mais la démocratie participative prend du temps.

Après l’euphorie des premiers soirs, ces sourires, ces regards expriment quelque chose de singulier et de déterminé. Les inconnus, rencontrés la veille, deviennent un espoir du lendemain. Tous sont convaincus : « Si le mouvement s’essouffle, au moins nous aurons eu la chance de voir des gens échanger, débattre, s’exprimer avec des gestes et respecter un temps de parole ». Oui, les gestes sont la clef de la discussion. Les « deboutistes » en ont appris plusieurs pour se faire comprendre au milieu de centaines de personnes : d’accord, pas d’accord, plus fort, je m’oppose, on se répète… A Lille, les « deboutistes » ont inventé le tac au tac pour répondre à quelqu’un en 30 secondes, pour ne pas perturber le débat en cours. Pas de brouhaha inutile, tout est cadré et bien structuré.

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Concrètement, que se passe-t-il à la Nuit Debout ?

A Lille, comme partout en France, des commissions se sont créées suite aux premières assemblées : « constitution », « fonctionnement », « logistique », « communication » et « environnement – mode de vie ». Petit à petit, le mouvement se met en place. Les référents changent chaque jour afin de ne pas monopoliser les actions et la parole. Chaque soir, les commissions débattent dès 18h30 pour présenter un compte-rendu à l’Assemblée Générale à 20h. Si les personnes ne sont pas présentes, un compte-rendu est disponible sur Internet. Les choses avancent à leur rythme et les « deboutistes » ne veulent pas brusquer les choses. La Place de la République a changé au fur et à mesure. Désormais, un pôle d’accueil est là pour informer les nouveaux arrivants. A cela s’ajoute le coin nourriture qui offre de la soupe, du pain et des fruits. L’odeur des légumes envahit le stand et réchauffe le cœur de toute personne s’arrêtant Place de la République pour manger un morceau. Sans oublier les ballots de paille où les guitaristes installés au coin du feu encouragent le mouvement et offrent un moment de partage. Enroulés dans leurs couvertures, la pluie et l’orage peuvent s’inviter à la fête, les « deboutistes » ne partiront pas et écouteront les sonorités de la guitare après plusieurs heures de débat et de discussion. Quelques actions ont vu le jour : des lectures publiques sont organisées quotidiennement ;  les vidéos sont traduites en anglais et pour les sourds-muets ;  ou encore le « massacre du printemps », action qui consiste à aller à la rencontre des industriels en criant « de l’argent il y en a, dans les rues du Panama ».   Si le calendrier s’est arrêté en mars pour ceux qui revendiquent le mouvement, les choses avancent. A l’heure où j’écris cet article, nous sommes le 17 avril. Quelle sera l’avenir de la Nuit Debout dans les jours à venir ? La base d’un rêve collectif ? Un mouvement qui tend à s’essouffler ? Avant de juger, faites l’expérience ! Vous ne serez pas déçus !

* « Camille«  est le pseudonyme utilisé par tous ceux qui s’expriment lors des assemblées de la Nuit Debout, ce mouvement n’ayant pas d’incarnation physique ou morale, et personne ne pouvant prétendre représenter les autres. – NdlC 

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Marie, 22 ans, séquestrée par la RATP

La RATP pète un câble et ses usagers ne voient plus le bout du tunnel, devenus prisonniers des catacombes métropolitaines.

Retour sur l’expérience de Marie, victime d’un pouvoir aussi ferroviaire qu’arbitraire.

 

(crédit ratp.fr)

16 heures et 52 minutes, ligne une, Charles de Gaulle-Etoile. Marie monte dans sa rame fétiche. Elle a rendez-vous avec Lucie B. au ‘’café des phares‘’ à Bastille. Rien de révolutionnaire aurait pensé l’homme de la 5ème république mais tout de même, l’étudiante en école de commerce est attendue. Ecouteurs vissés dans les oreilles, 20 minutes en main il lui en faut seulement deux pour réaliser que quelque chose ne tourne pas rond. La tension monte, il y a de l’électricité dans l’air, mais plus dans les câbles qui alimentent le tube sous-terrain. La sprinteuse des lignes de métro a été stoppée net entre Etoile et George V. Faux départ, Marie n’y croit pas. Elle a beau être encore sous la plus belle avenue du monde, tout ça semble pourtant être un cul de sac. D’autant plus que tous ceux de la rame ont manqué de s’étaler entrainant avec eux leurs propriétaires trop soucieux de leur hygiène pour se tenir à la barre.

La voix féminine aussi douce qu’agaçante dénonce dans un français aussi parfait que son japonais la sentence fatidique. Et d’ailleurs, les nippons commencent à s’inquiéter. Il y aurait un problème technique. Pour la parisienne de terrain qu’est Marie, rien de troublant. Le métro est un peu une parisienne lui aussi. Toujours pressé il a ses caprices de temps en temps. Mais là, la situation est critique. La voix off crache en boucle le même message couvert par les bruits de ceux que reçoivent les passagers. La rame vibre au rythme des « t’es où ? » « Ça fait déjà 15 minutes que je t’attends ! » affolés. Un autre crachouillis couvre ce brouhaha. Une veste kaki-caca d’oie s’agite. C’est de sa poche que s’échappe un filet presqu’inaudible pour une oreille non aguerrie mais que les désormais prisonniers de cette cage métallisée ont reconnu. Sa couverture bat de l’aile. C’est un agent de sureté !

 

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(crédit Huguesvincent2000)

Normalement fuit comme la peste, tous les bagnards fixent l’indic qui détient peut-être dans sa poche trouée le secret de leur procès arbitraire qui les condamne à errer six-pieds sous terre. Et à voir leur tête on peut y lire l’éternelle question : « Mais pourquoi ça m’arrive à moi ». Existentialisme qui, entre parenthèses, peut se résoudre par un habile « Parce qu’il faut bien que ça arrive à quelqu’un » mais la vérité est parfois dure à avaler. L’agent lui ravale la sienne. Il sait pourtant que certains ont été libérés sous caution d’un ticket.

La voix-off vole à son secours et le kaki-caca d’oie reprend du poil de la bête. Sans jamais commettre de lapsus irréversible et s’exprimant dans un novlangue propre au régime ératépéïen (RATP-ïen pour les plus lents) elle martèle : « Vous allez être évacués ». Marie s’inquiète, elle n’a pas précisé si des masques à oxygène tomberont en cas de dépressurisation de l’appareil ni même comment on peut accéder aux toboggans.

Elle prend son mal en patience et son téléphone en main. Dieux soi loué, il lui reste des vies sur Candy Crush. Les slogans de propagande continuent de s’échapper des haut-parleurs. D’aucuns, politiques ou simples aventurières des temps modernes, y passent des « moments de grâce » et trouve le voyage romantique. Les détenus du 22 janvier eux, en guise de « rencontres incroyables », aimeraient bien dire deux mots à Elisabeth Borne présidente de la RATP.

Mais soudain la lumière apparaît. Marie n’est plus à Etoile, pas encore au ‘’café des Phares‘’ mais reverra bientôt celle du jour. Enfin, s’il fait encore jour.

La voix off change de disque. Un « agent haut gradé » va venir les délivrer. Comprendre un apparatchik qui a bien voulu se jeter à l’eau. Après avoir coupé le jus, sinon c’est dangereux.

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Un par un les détenus défilent à la chaine et passent la porte des ténèbres. Les consignes sont strictes : « Ne marchez que sur les planches de bois ». Les pieds fatigués de cette longue journée s’exécutent, minutieusement. Ils ne s’étonnent même plus de tomber nez-à-nez avec quelques rats, surpris eux de voir des rongeurs taille 42 piétiner leurs plates-bandes.

 

 

Au bout de quelques minutes, tous ont vu la lumière au bout du tunnel et se réjouissent de faire un pied de nez à la prophétie. Leur dernière heure n’a pas sonné mais celle de leur calvaire oui.

Sans demander son reste Marie se faufile et disparaît dans les couloirs sinueux. Cela fait maintenant 143 minutes qu’elle n’est pas sortie à l’air libre et ses poumons commencent à manquer de pollution. Avec une petite appréhension elle s’engouffre dans le RER A dont la réputation n’est plus à faire.

Nation. La voix off la poursuit sans pourtant donner d’explications et encore moins d’excuses. Ce n’est pas le genre de la maison. Pourtant, on peut encore espérer que la RATP sera mise en examen pour détention illégale d’usager pressés.

20 heures 15, Marie enfonce rageusement sa clé dans la serrure. Pas de café pour aujourd’hui Marie va se coucher. Demain elle ne prendra pas le métro mais le vélo, en plus c’est écolo !

 

vélib