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Le jour où les entreprises mesureront leur dépendance à la planète

A quelques jours de la COP21 de Paris, nombres d’acteurs économiques débattent encore sur l’urgence d’une réduction de l’impact sur l’environnement. D’autres préfèrent voir le problème autrement en mesurant leur dépendance à la nature.

Une question qui divise.

Lorsqu’il cherchait à définir une loi naturelle régissant l’économie humaine, Adam Smith touchait finalement du doigt le fait que la production et les échanges sont d’abord dépendants de leur environnement naturel. Trois siècles plus tard, il est temps de redonner un peu d’humilité à l’économie mondiale et cesser de croire qu’elle fonctionne toujours comme un cycle mécanique dans lequel les ressources utilisées sont déliées de celles produites par la Terre.

Selon un rapport publié en 2014 par le laboratoire d’idée Global Footprint Network, l’humanité consomme l’équivalent des ressources d’une Terre et demie chaque année pour vivre. En d’autres termes, nous consommons trop et trop vite par rapport à ce que la planète est capable de produire. En France, alors que la nature régénère annuellement près de trois hectares pour un Français, ces derniers en consommeraient en moyenne un peu plus de quatre, creusant chaque année davantage le déficit écologique du territoire.

De « l’impact » à la « dépendance » environnementale

Seulement, est-il réellement possible de mesurer ainsi la productivité de la nature, et ce que nous en consommons ? Pour Susan George, présidente d’honneur du mouvement altermondialiste ATTAC, « la logique selon laquelle il est possible de calculer en milliards d’euros ou en milliards de dollars ce que les abeilles apportent à l’homme est une façon complètement réductrice d’envisager la biosphère ». Selon la militante, la nature est bien trop complexe et aléatoire pour que l’Homme soit capable de la mesurer ou de la prévoir.

Reste qu’au niveau des entreprises, une prise de conscience grandit. Encore faudrait-il qu’elle aille dans le bon sens. En matière d’environnement, le site officiel des Chambres de Commerce et d’Industrie de France sensibilise les consciences à coups de certifications, labels et autres normes en faveur de « l’amélioration, l’identification, la gestion et la réduction des impacts d’une entreprise sur l’environnement ».

Seulement les mots ont un sens et révèlent parfois la manière dont les problèmes sont perçus. Focaliser l’attention des entreprises uniquement sur leur impact environnemental ne suffit plus : « On ne peut demander plus à la nature que ce qu’elle est capable de nous donner », estime à ce titre Susan George. L’impact de l’économie mondiale sur l’environnement aura donc un retour de bâton : la dépendance croissante des entreprises face à la nature.

Les « services rendus » par la nature

Cette dépendance, c’est ce que souhaite mesurer pour sa part l’audit sur « l’Evaluation des Services Ecosystémiques rendus aux entreprises » (ou « audit ESR ») développé par trois think tanks : le World Ressource Institute (WRI), le World Business Council for Sustainable Developpement (WBCSD) et le Meridian Institute.

Tests timides, outil manipulable

En France, le géant de l’eau Veolia a participé au développement de l’ESR et en a testé les possibilités il y a cinq ans, sur son site de retraitement des eaux de Wassmanndorf à Berlin. Une partie des eaux retraitées du site est depuis 1994 évacuée sur ce qui est présenté par Veolia comme un vaste espace naturel ouvert au public et protégé depuis 1987.

Seulement, est-il réellement possible de mesurer ainsi la productivité de la nature, et ce que nous en consommons ? Pour Susan George, présidente d’honneur du mouvement altermondialiste ATTAC, « la logique selon laquelle il est possible de calculer en milliards d’euros ou en milliards de dollars ce que les abeilles apportent à l’homme est une façon complètement réductrice d’envisager la biosphère ». Selon la militante, la nature est bien trop complexe et aléatoire pour que l’Homme soit capable de la mesurer ou de la prévoir.

Reste qu’au niveau des entreprises, une prise de conscience grandit. Encore faudrait-il qu’elle aille dans le bon sens. En matière d’environnement, le site officiel des Chambres de Commerce et d’Industrie de France sensibilise les consciences à coups de certifications, labels et autres normes en faveur de « l’amélioration, l’identification, la gestion et la réduction des impacts d’une entreprise sur l’environnement ».

Seulement les mots ont un sens et révèlent parfois la manière dont les problèmes sont perçus. Focaliser l’attention des entreprises uniquement sur leur impact environnemental ne suffit plus : « On ne peut demander plus à la nature que ce qu’elle est capable de nous donner », estime à ce titre Susan George. L’impact de l’économie mondiale sur l’environnement aura donc un retour de bâton : la dépendance croissante des entreprises face à la nature.

Les « services rendus » par la nature

Cette dépendance, c’est ce que souhaite mesurer pour sa part l’audit sur « l’Evaluation des Services Ecosystémiques rendus aux entreprises » (ou « audit ESR ») développé par trois think tanks : le World Ressource Institute (WRI), le World Business Council for Sustainable Developpement (WBCSD) et le Meridian Institute.

Tests timides, outil manipulable

En France, le géant de l’eau Veolia a participé au développement de l’ESR et en a testé les possibilités il y a cinq ans, sur son site de retraitement des eaux de Wassmanndorf à Berlin. Une partie des eaux retraitées du site est depuis 1994 évacuée sur ce qui est présenté par Veolia comme un vaste espace naturel ouvert au public et protégé depuis 1987.

Écologie

Le jour où les entreprises mesureront leur dépendance à la planète

A quelques jours de la COP21 de Paris, nombres d’acteurs économiques débattent encore sur l’urgence d’une réduction de l’impact sur l’environnement. D’autres préfèrent voir le problème autrement en mesurant leur dépendance à la nature.

Une question qui divise.

Lorsqu’il cherchait à définir une loi naturelle régissant l’économie humaine, Adam Smith touchait finalement du doigt le fait que la production et les échanges sont d’abord dépendants de leur environnement naturel. Trois siècles plus tard, il est temps de redonner un peu d’humilité à l’économie mondiale et cesser de croire qu’elle fonctionne toujours comme un cycle mécanique dans lequel les ressources utilisées sont déliées de celles produites par la Terre.

Selon un rapport publié en 2014 par le laboratoire d’idée Global Footprint Network, l’humanité consomme l’équivalent des ressources d’une Terre et demie chaque année pour vivre. En d’autres termes, nous consommons trop et trop vite par rapport à ce que la planète est capable de produire. En France, alors que la nature régénère annuellement près de trois hectares pour un Français, ces derniers en consommeraient en moyenne un peu plus de quatre, creusant chaque année davantage le déficit écologique du territoire.

De « l’impact » à la « dépendance » environnementale

Seulement, est-il réellement possible de mesurer ainsi la productivité de la nature, et ce que nous en consommons ? Pour Susan George, présidente d’honneur du mouvement altermondialiste ATTAC, « la logique selon laquelle il est possible de calculer en milliards d’euros ou en milliards de dollars ce que les abeilles apportent à l’homme est une façon complètement réductrice d’envisager la biosphère ». Selon la militante, la nature est bien trop complexe et aléatoire pour que l’Homme soit capable de la mesurer ou de la prévoir.

Reste qu’au niveau des entreprises, une prise de conscience grandit. Encore faudrait-il qu’elle aille dans le bon sens. En matière d’environnement, le site officiel des Chambres de Commerce et d’Industrie de France sensibilise les consciences à coups de certifications, labels et autres normes en faveur de « l’amélioration, l’identification, la gestion et la réduction des impacts d’une entreprise sur l’environnement ».

Seulement les mots ont un sens et révèlent parfois la manière dont les problèmes sont perçus. Focaliser l’attention des entreprises uniquement sur leur impact environnemental ne suffit plus : « On ne peut demander plus à la nature que ce qu’elle est capable de nous donner », estime à ce titre Susan George. L’impact de l’économie mondiale sur l’environnement aura donc un retour de bâton : la dépendance croissante des entreprises face à la nature.

Les « services rendus » par la nature

Cette dépendance, c’est ce que souhaite mesurer pour sa part l’audit sur « l’Evaluation des Services Ecosystémiques rendus aux entreprises » (ou « audit ESR ») développé par trois think tanks : le World Ressource Institute (WRI), le World Business Council for Sustainable Developpement (WBCSD) et le Meridian Institute.

Tests timides, outil manipulable

En France, le géant de l’eau Veolia a participé au développement de l’ESR et en a testé les possibilités il y a cinq ans, sur son site de retraitement des eaux de Wassmanndorf à Berlin. Une partie des eaux retraitées du site est depuis 1994 évacuée sur ce qui est présenté par Veolia comme un vaste espace naturel ouvert au public et protégé depuis 1987.

Seulement, est-il réellement possible de mesurer ainsi la productivité de la nature, et ce que nous en consommons ? Pour Susan George, présidente d’honneur du mouvement altermondialiste ATTAC, « la logique selon laquelle il est possible de calculer en milliards d’euros ou en milliards de dollars ce que les abeilles apportent à l’homme est une façon complètement réductrice d’envisager la biosphère ». Selon la militante, la nature est bien trop complexe et aléatoire pour que l’Homme soit capable de la mesurer ou de la prévoir.

Reste qu’au niveau des entreprises, une prise de conscience grandit. Encore faudrait-il qu’elle aille dans le bon sens. En matière d’environnement, le site officiel des Chambres de Commerce et d’Industrie de France sensibilise les consciences à coups de certifications, labels et autres normes en faveur de « l’amélioration, l’identification, la gestion et la réduction des impacts d’une entreprise sur l’environnement ».

Seulement les mots ont un sens et révèlent parfois la manière dont les problèmes sont perçus. Focaliser l’attention des entreprises uniquement sur leur impact environnemental ne suffit plus : « On ne peut demander plus à la nature que ce qu’elle est capable de nous donner », estime à ce titre Susan George. L’impact de l’économie mondiale sur l’environnement aura donc un retour de bâton : la dépendance croissante des entreprises face à la nature.

Les « services rendus » par la nature

Cette dépendance, c’est ce que souhaite mesurer pour sa part l’audit sur « l’Evaluation des Services Ecosystémiques rendus aux entreprises » (ou « audit ESR ») développé par trois think tanks : le World Ressource Institute (WRI), le World Business Council for Sustainable Developpement (WBCSD) et le Meridian Institute.

Tests timides, outil manipulable

En France, le géant de l’eau Veolia a participé au développement de l’ESR et en a testé les possibilités il y a cinq ans, sur son site de retraitement des eaux de Wassmanndorf à Berlin. Une partie des eaux retraitées du site est depuis 1994 évacuée sur ce qui est présenté par Veolia comme un vaste espace naturel ouvert au public et protégé depuis 1987.