Il n’y a que deux sentiments réels dans ce monde ; l’amour et la peur. Je ne sais pas vous, mais entre les deux, mon choix est fait.

L’Amour, qui mérite une majuscule, ce parfum de vie qui s’évapore lorsque les armes nous ôtent le monopole des cœurs, est malmené depuis notre dernier numéro. Hier nous écrivions après les attentats de Paris, aujourd’hui c’est Bruxelles qui s’est abimée.

Que faire alors, comment réagir ? Sortir la tête de l’eau ou se noyer dans le fantasme, qui deviendra lentement son propre cercueil ? Là encore, mon choix est fait. Notre choix. Pour ce troisième numéro, l’équipe des Eclaireurs se tient debout pour promouvoir l’effort de paix. Peu importe l’obscur regard de la haine, il ne noircira pas notre lumière.

Notre vecteur est l’information car sa justesse apaise, et la justice la suit de près. Informer sans céder aux on dit, aux mal dits et aux raccourcis. C’est ce que nous nous sommes efforcés de faire à travers plusieurs sujets ce mois-ci ; une balade à Molenbeek-Saint-Jean, la soi-disant Mecque des jihadistes à deux pas de Bruxelles. Une Nuit debout à Lille, puis deux, puis trois, et plus encore. Des réflexions sur la démocratie en Europe, le combat du terrorisme, sur la violence dans la culture et les jeux vidéo. Mais aussi sur le sport, et la révolution Stephen Curry qui fait vibrer le basketball Outre-Atlantique, car on a tous besoin de rêver quand on se rappelle que le temps est court et qu’il court vite, comme ces demi-dieux d’athlètes.

Voici quelques pensées pour rester éveillés tout en ayant la tête dans les nuages, plutôt que dans la brume. Des idées pour se libérer et des mots pour s’exprimer. Une manière de dire que nous croyons en ce monde car ce monde ne se fera pas sans nous.

N’est croyant que celui qui aime l’autre, nous n’avons pas peur.